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Promouvoir un média local

  • Fiche conseil, parue dans le dossier de la Semaine de la presse 2014
Dans le cadre d’activités qui développent l’autonomie des élèves, notamment ceux des filières professionnelles, et les préparent à la vie active, le projet de soutenir la promotion d’un média et d’en assurer la visibilité sur les réseaux est la promesse d’une aventure enrichissante.

Déroulement

En de nombreux endroits, des médias locaux, portés  à bout de bras par une poignée de journalistes (voire par un seul !), ne demandent qu’à être aidés. S’ils sont à même d’assurer la réalisation de leurs périodiques (ou de leurs émissions), ils souffrent souvent d’en assurer la publicité et la visibilité sur Internet et les réseaux sociaux, pourtant si prescripteurs aujourd’hui. Or les enseignants peinent parfois à trouver des sujets pour les TPE (travaux personnels encadrés) en lycée, ou des projets tutorés dans l’enseignement supérieur (BTS, DUT), de manière à encourager les jeunes à prendre conscience des multiples enjeux liés à leur réalisation concrète. De la rencontre entre ces médias locaux et des classes à l’aise avec l’usage des outils de communication numérique naissent des collaborations dont l’impact sur les jeunes est très différent lorsqu’ils savent que leur réalisation est vraiment attendue.

Comprendre un cahier des charges

La première démarche est d’établir le contact entre les jeunes et le commanditaire afin de préciser la demande (avoir des retours de la part des lecteurs, avoir un site en relation avec son magazine…) et établir ensemble un cahier des charges. Pour les jeunes, les difficultés sont nombreuses : travailler en asynchronie, créer un site sans avoir de compétences particulières, comprendre l’état d’esprit du média. Et cela en ne disposant d’aucun budget ! La plupart du temps, c’est le journaliste qui rédige tous les textes nécessaires à la promotion du média, mais il ne peut aider les élèves techniquement : ils doivent trouver les solutions par eux-mêmes.

Réaliser une étude de marché

Attention à ne pas céder au premier mouvement : réaliser un blog semble simple, mais son aspect est souvent peu créatif et surtout son rendu peu professionnel. S’emparer de la structure d’un site préconçu, avec son interface déjà constituée et ses rubriques prêtes à l’emploi, paraît une voie intéressante, mais la formule payante ne cadre pas toujours avec le budget fragile du média. Reste la solution du site préformaté, mais gratuit ! De ce point de vue, celui proposé par Google dispose de plusieurs avantages dont celui d’inclure des statistiques de fréquentation (Google Analytics). L’ingéniosité et le sens du contact permettent en outre de faire appel à plusieurs bonnes volontés pour la réalisation de photos ou la résolution de problèmes techniques.

Élaborer les étapes de la création (à l’aide de Google)

Créer une boîte mail affiliée au site. L’interface est dynamique et il est aisé d’y inclure un diaporama avec les sujets principaux du périodique à venir (onglet « Accueil »). La construction du site ressemble ainsi à l’élaboration d’un diaporama.
S’interroger sur l’importance du bandeau : son visuel, souvent invariant au fil des numéros, doit faire l’objet d’une discussion approfondie avec le commanditaire : quelle image doit-on donner du média ?
Réfléchir aux autres onglets : sur l’échange avec les lecteurs, sur les numéros déjà parus avec les pages de couverture et les sommaires correspondants pour écouler les invendus, etc.
Ne pas oublier d’inclure des mots-clés pour un bon référencement du site, qui permet à terme une meilleure visibilité du média.
Inclure les outils de partage via les réseaux sociaux. On se rend en effet vite compte de la nécessité d’un compte Facebook avec un profil professionnel et non personnel, assortie de la fonction « j’aime » qui permet de créer un fil d’actualité entre la revue et la personne qui a cliqué. On peut aussi créer un compte Twitter et associer le site au réseau social Google+ ou à d’autres réseaux.

Conseils pour un prolongement de l’activité

Le tout étant prêt à être livré, il ne faut pas négliger le passage de témoin : le travail scolaire doit devenir un outil pour le professionnel. Une formation de deux heures sera organisée pour que le journaliste puisse mettre à jour lui-même son site et les autres réseaux.
Le projet pourra être repris l’année suivante et amélioré par un autre groupe qui ira plus loin : acheter un nom de domaine, inclure des vidéos, rajouter un onglet… Il faut toujours faire confiance au savoir partagé !


Christine Bolou-Chiaravalli, professeur de lettres modernes, académie de Besançon


Le conseil du CLEMI

Ancienne journaliste au quotidien régional L’Est Républicain, Michèle Yahyaoui décide en 2011 de créer son propre magazine, Les Carnets comtois. Lancé en juin 2012, le mensuel évoque la Franche-Comté à travers ses événements, sa culture, son patrimoine, sa gastronomie.
Forte d’une longue expérience journalistique, Michèle Yahyaoui se dépense sans compter dans l’élaboration des sujets, les déplacements, la rédaction, le maquettage, la recherche des partenaires…partenaires… Or elle prend conscience qu’elle néglige la promotion des Carnets comtois via les nouveaux modes de communication. C’est là qu’interviennent les élèves de la classe de Mesures physiques, dont la collaboration à la réalisation d’outils de promotion va se révéler très utile.
Cette fiche s’appuie sur leur expérience. Le site des Carnets comtois élaboré par les élèves :
https://sites.google.com/site/carnetscomtois0/home