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Les data, comment s'en emparer pour le « bien commun »

  • Fiche info, parue dans le dossier de la Semaine de la presse 2016
Le développement des ressources numériques, des réseaux sociaux et des communautés de personnes habituées à produire en commun et à partager dans un esprit non marchand ont contribué à élargir la définition des biens communs notamment dans les domaines de l'information et des savoirs. Des activités pédagogiques permettent aux élèves de développer des compétences pour une culture de la participation, et de les sensibiliser notamment à l'usage de l'open data.

Data et biens communs

Avec les technologies numériques, les connaissances, les savoirs et les ressources peuvent être diffusés et copiés rapidement. Les municipalités, les institutions, les gouvernements mettent à dispo­sition des données publiques (« open data ») pour permettre :

  • une modernisation des services publics en utilisant le numérique, l'émergence de nouveaux services et de créer de la richesse par le développement de l'économie numérique,
  • l'amélioration de la connaissance et de la visibilité d'un terri­toire par le recoupement des données produites par les différents acteurs de ce territoire afin de le valoriser,
  • l'accès à des sources d'informations fiables pour les journalistes, les chercheurs, les étudiants et tous les citoyens dans une pers­pective démocratique.

www.data.gouv.fr/fr

Les biens communs sont des ressources gérées collectivement par une communauté dans une logique de coopération et de partage, notamment par le biais des logiciels libres. Les biens communs informationnels sont des biens communs qui peuvent être créés, échangés et manipulés sous forme d'information : données, connais­sances, créations, idées, logiciels, images, textes, sons, vidéos...

Ces communs modifient l'enseignement : il devient nécessaire de développer de nouvelles méthodes de travail (hypothèses, recherche, tri, traitement de l'information recueillie, validation) et des pratiques collaboratives et participatives.

Dans le cadre de l'éducation aux médias et à l'information, les élèves doivent apprendre à produire eux-mêmes de l'information, la mettre en circulation, l'échanger, collaborer à la construction des savoirs (exemple « Wikiconcours », dispositif du CLEMI inscrit aux actions éducatives du ministère de l'Éducation nationale).

Les professeurs peuvent former les élèves à l'écriture collaborative, leur apprendre à copier-coller et transformer les données (inter­viewer un animal, un auteur ou artiste disparu par exemple à partir de Wikipédia, etc.)

Il s'agit ensuite de publier en ligne les travaux réalisés pour per­mettre le partage de connaissances dans le respect du droit d'au­teur et dans une logique de libre circulation des connaissances en utilisant wiki, réseaux sociaux, logiciels libres et licences Creatives Commons. Cette publication peut prendre des formes diverses : podcast, post de blog, page web, diaporama en ligne, vidéos sur Youtube, dispositifs de partage de ressources numériques comme les Bibliobox...

Comment intégrer la démarche open data dans le cadre pédagogique

La production de données augmente sans cesse (« big data ») et de nouveaux métiers autour du traitement des données se développent. Les journalistes mettent également leurs forces en commun comme lors de l'exploitation des fichiers concernant la fraude financière mise en place par HSBC. Dans le cadre de la formation à l'orienta­tion, il importe de faire découvrir ces nouveaux métiers aux élèves. Dans une logique de développement et d'autonomisation intellec­tuels des individus et des communautés, il faut donc apprendre aux élèves à stocker, sélectionner, traiter, présenter et visualiser les données pour leur donner du sens. Pour y parvenir, des activités pédagogiques peuvent s'inscrire dans une logique citoyenne afin d'aider les élèves à produire une information utile aux habitants (création de site internet, apprentissage de logiciels d'infographie : www.easel.ly, www.piktochart.com, www.infogr.am), mise à dis­position d'une carte collaborative.

Le travail sur l'open data revêt de nombreuses formes et par là même engage une multitude de compétences scolaires. En outre, une activité autour de l'open data prend tout son sens dans le cadre du travail scolaire de par la mise en œuvre de savoirs et de savoir- faire nécessaires à son aboutissement. Le résultat attendu, la pro­duction finale de l'activité, passe nécessairement par :

  • le développement de connaissances (lecture et compréhension des données, thème abordé, analyse critique.),
  • la mise en action de savoir-faire relatifs à des outils (tableurs, grapheurs, infographie) et de démarches (recherche documen­taire, sollicitation pour l'obtention des bases de données).

L'association Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération, www. fing.org) a réalisé un travail remarquable autour de l'open data et des compétences requises.

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Exemple du projet « Traces de la Première Guerre mondiale dans le Tarn : du patrimoine local à une réalité augmentée »