20 mars, journée internationale de la Francophonie
Le réfémi s’engage pour une éducation aux médias et à l’information partout et pour tous !
Tous les 20 mars, la journée internationale de la Francophonie donne à voir la pluralité des acteurs de la Francophonie et l’importance de leurs engagements en faveur de la diversité culturelle et linguistique. Dans un monde de plus en plus polarisé, ces valeurs fondatrices de la Francophonie sont essentielles pour notre avenir et celui des générations futures. Dans cette recherche d’un équilibre mondial harmonieux et respectueux des principes démocratiques, il nous faut réaffirmer l’importance d’une éducation aux médias et à l’information ayant pour ambition de renforcer la citoyenneté, particulièrement dans les espaces numériques, partout et pour tous.
C’est le sens de l’action du Réseau francophone d’éducation aux médias et à l’information (réfémi), créé lors du XIXe Sommet de la francophonie en octobre 2024 afin de répondre aux multiples défis énoncés dans l’appel de Villers-Cotterêts pour un espace numérique intègre et sûr. Parmi ces défis, on retrouve la lutte contre les fractures numériques et pour l’inclusion, la protection des droits fondamentaux, la promotion du pluralisme des courants de pensée et d’opinion, le maintien de l’intégrité des processus électoraux, et le droit à bénéficier d’une information fiable et de qualité.
En décembre 2025 à Dakar, quatre des sept organismes fondateurs du réfémi (le CLEMI en France, Edukmédia au Cameroun, Les Bénévoles de l’EMI en Côte d’Ivoire et Polaris asso au Sénégal) ont produit le premier référentiel de compétences en éducation aux médias et à l’information pour les formateurs francophones. Cet outil s’adresse aux praticiens ainsi qu’aux décideurs et aux gouvernements des pays concernés, de plus en plus conscients de la nécessité d’intégrer l’EMI dans les politiques publiques et d’en évaluer les résultats.
D’autres projets sont d’ores et déjà à l’œuvre, soutenus par l’Organisation internationale de la Francophonie et en lien avec ses différents organes, en particulier dans le domaine de la formation de formateurs. Le défi est de taille dans un monde où 250 millions d'enfants n'ont toujours pas accès à la scolarité et où 617 millions de jeunes ne disposent pas des compétences de base en lecture et en mathématiques. À cette occasion, nous mesurons la nécessité, pour le secteur de l’éducation, de se repenser à l’aune des défis d’une révolution numérique doublée d’une révolution de l’information.
Le réfémi entend jouer pleinement son rôle en s’intégrant dans un écosystème d’acteurs depuis longtemps mobilisés. Près d’un an et demi après sa fondation, notre réseau souhaite s’élargir et favoriser l’intégration progressive de cet enseignement dans les programmes des différents systèmes éducatifs. Car en la matière, nous savons que l’école porte une grande responsabilité : redonner à l’individu la maîtrise de son information, un enjeu déterminant pour la démocratie, l’exercice de la liberté et la consolidation du tissu social. Plus largement, cette responsabilité concerne l’ensemble des structures en contact direct avec des jeunes et d’autres catégories de nos populations.
Par cette mobilisation, le réfémi et ses partenaires expriment une volonté collective de répondre au thème 2026 de la Journée internationale de la Francophonie : "Génération paix ? La contribution de la jeunesse à un monde plus apaisé".